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Les bons amis que la mort a surpris Sont toujours avec nous Dans la douce lumière qui enveloppe nos gestes Dans la feuille rougie abandonnée au vent Les amis disparus habitent l’air du temps
On voudrait leur parler Quelque part sur un banc Surprendre leurs regards Dans une foule au hasard Retrouver les odeurs De ces tendres moments Qui nous comblaient le cœur Les fous rires d’antan
Tant les frères que les sœurs Les complices les parents Ceux qui nous devinaient Celles qui nous prévoyaient Les beaux adolescents Tous les amis de cœur Ne nous quittent jamais
Ils ont bien des moyens Pour nous tendre la main Il faut guetter leur pas L’invisible fracas Le vent qui s’attarde Les instants immobiles Où une grande paix Si fragile et si vraie
Les amis qui la vie Aimaient passionnément Toutes ces âmes meurtries Sous la bêtise du temps Vivent toujours en nous Gonflant nos souvenirs Inventant notre chance Un peu de notre ardeur À nommer la beauté À endiguer la peur
Les amis disparus Nous suivent dans la rue Comme des compagnons D’anciennes saisons Ils sont notre mémoire D’une très belle histoire Ils refusent la mort Sans nous
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Mis à jour le Mercredi, 28 Octobre 2009 14:22 |