Paroles _ Denis Girard (mars 2011)
Oh toi ma folle douleur C’est toi qui m’as mis au monde Tes cris tes plaintes ta peur Raisonnent au fond de ma tête Forcent le rythme de mon cœur Tu m’as forcé à me battre À braver ma frayeur Parmi la horde d’étrangers À reconnaître l’ami
Toi ma précieuse douleur Mon fils porte bien ta marque Sa sagesse se nourrit De la lumière que tu jettes Sur nos cœurs endoloris Il sait la valeur des choses Le lourd prix de la beauté Il guette tes vagues ta tempête La faiblesse de ta colère
Toi ma secrète douleur Ma femme a les yeux meurtris La souffrance sur elle se lit Je l’ai trouvée la plus belle Tellement fière insoumise Sous les duperies des gredins Tu m’as dit c’est ta promise Son sourire tendre et mutin Parle des offenses en son sein
Oh ma puissante douleur Quand reposée assouvie Tu laisses poindre le bonheur Tu tiens la terre dans tes mains Elle tremble sous la guerre la faim Toi mère de l’humanité Tu tortures pour enseigner Le prix qu’il nous faut payer Pour apprendre à nous aimer
Toi ma plus noble douleur C’est la grande fête dans ma tête Mon amour va arriver Les poignards dans son ventre Une autre ignoble maladie Que s’épuisent le jour la nuit Endors-toi la belle douleur Laisse-nous encore quelques heures Laisse passer un clair de lune La joie file s’évanouit
Mon omnisciente douleur Tu célèbres ta victoire Au début en fin de vie Les larmes tes fruits les plus doux Toutes les vérités en prime Les vieux sages te chantent leurs hymnes Tous ces gens unis ensemble La paix dans ces yeux humains La souffrance est une amie
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