Les secrets de famille Qu'on a toujours cachés Il n'aurait pas fallu les dire à la Camille C'est un panier percé Tout l'monde saura en ville Avant que la semaine ne soit toute achevée Et quand les gens sauront Faudra vous expliquer Et vous paierez la note Devant tout le comté
Qu'est-ce qu'une fille peut faire Quand son tchum l'a plaquée Pour une petite cocotte Avec un beau body Elle se met en colère Et pense à se venger Contre François Lemaire Et la belle Camille Elle va placoter Bien sûr elle va tout dire Les vertes et les pas mûres Eh oui ça va faire dur
Il n'y a rien de mal À dire la vérité François baise une mineure René boit comme un trou Julien est une Julienne Julie aime les filles Le père est su'l BS La mère danse au poteau Jean-Paul a tout perdu En jouant au casino Lucille a sa page web Dans un p'tit site porno
Les gens de La Patrie Ne savent pus quoi penser Monsieur François Lemaire Avocat réputé Fréquenterait une fille Qui travaille au marché Elle paraît ses 20ans Mais elle n'en a que seize Son père est mal à l'aise Couches-tu avec lui Qu'il lui a demandé Elle s'est mise à brailler
Monsieur Roger Ménard Truckeur de profession A frappé M'sieur Lemaire Hier chez l'épicier C'est à cause de sa fille Sonia son pt'it bébé Il sortait avec elle Depuis une bonne année Il a entendu dire Qu'il l'aurait abusée Même si c'était pas vrai Il l'a bien arrangé
Les secrets de famille Peuvent parfois nous aider À nous faire justice Quand on est au supplice Avec un courailleux Qui vous a humiliée La famille des Lemaire Tous des collets montés N'osent plus sortir dehors Personne veut leur parler L'avocat en prison Y vont déménager
Le ciel me tombe sur la tête Des tonnes de feuilles comme une tempête Yen a partout. ça m’rend malade J’passe mon temps à les ramasser Le vent les souffle de mon côté La fin d’semaine va y passer Quand est-ce que ça va arrêter
On dirait une malédiction Venue du ciel comme de raison La nuit je rêve que j’roule une pierre Jusqu’en haut d’une montagne de verre Quand je pense que j’suis arrivé Là à déboule de l’autre côté
Dans deux mois ça va être l’hiver Avec la neige la même affaire J’ai toujours détesté pelleter Ça va faire comme l’année passée Le jour de la plus grosse bordée Ma maudite souffleuse va péter Pis là le cave y va rusher
Pourquoi les hommes sont condamnés A toujours toute recommencer Dans les amours et au travail On s’fait souvent donner not’ bleu Là on se retrouve les larmes aux yeux Mais une fois qu’on a tout perdu On regarde d’l’autre côté d’la rue
Le bon Sisyphe très très patient Ramasse toutes ses feuilles en chantant Fait des montagnes pour les enfants Et quand il voit l’hiver venir Heureux il se met à courir Dans les entrées de ses voisins Il aime déblayer le chemin
Après quelques centaines d’années Le vieux Sisyphe a tout pigé La vie prend plaisir à défaire Les Titanic construits en fer Toutes les illusions des humains Qu’ils peuvent contrôler leur destin Il fait son lit à chaque matin
Bien installé dans l’éden A la belle aube des temps Adam dominait sans peine Sa femme et tous les vivants Il vit le fruit défendu Êve couchée toute nue Et sa supériorité Tout d’un coup s’est écroulée Devant les jolies rondeurs De sa belle divinité Et la femme prit le pouvoir Et l’homme refusa d’y croire
Dieu, je suis un homme trahi Par la sale géométrie Ma femme possède l’arme fatale Toutes ses courbes sont géniales Je suis idiot quand je dis Que mon coup droit c’est ma vie Ma femme sait se déhancher Pour totalement me troubler Alors elle prend le contrôle Et je la couvre de roses Pour qu’enfin je puisse entrer Dans le cercle des voluptés
Et me voilà qui exhibe Tous mes attributs virils Comme si c’était mon pouvoir Qui fait glisser son fermoir Car en amour pour grandir Ma femme doit me secourir J’ai beau jouer des biceps Faire de la musculation Même la plus belle érection Peut s’écrouler d’un coup sec L’étalon n’impressionne plus Dès que madame n’en veut plus
Debout devant son miroir Elle se dévêt chaque soir La douce rondeur de ses seins Ses hanches qui roulent si bien Et lorsqu’elle pivote sans bruit Deux sphères parfaites rosées D’un seul coup viennent m’enjôler Comment faire pour dominer Le summum de la beauté C’est Satan qui a créé Ces boules ensorcelées Qui savent nous aguicher
Un soir j’ai bien eu l’idée De diviser pour régner Je me suis pris une maîtresse Une jolie blonde aux grandes tresses Mais le triangle amoureux M’a fait perdre mes cheveux J’étais jaloux de l’amant Qu’elle a pris en souriant Il me fallait pour bander Imaginer ses nénés Sans elle je suis fini Ma prestance ramollit
Je suis un pauvre homme trahi Par la sale géométrie Euclide avait tout compris Le sexe m’a rendu zombi A chaque jour de ma vie J’écoute ma femme et je suis Ma mère l’avait pourtant dit N’écoute pas ton zizi Un homme n’est plus rien sur terre S’il ne mène pas ses affaires Mais je suis un Québécois Vive le matriarcat
Ti-poil, ti-poil merci ti-poil Pour le Québec et le P.Q. Un grand pays imaginé Un grand combat, presque gagné Et tous nos gens en changement
C’était d’la marde la politique Des magouilles et des pots de vin Avant tes p’tits cours théoriques Avec ton émission le point Ça devenait clair tout d’un coup L’idée de nationaliser L’électricité dans nos mains Et des tarifs moins élevés
C’ta cause de toé mon bon René Toé le premier des Québéquois Si tout un peuple s’est retrouvé Fier de parler sa langue chez soi Fier des produits créés ici De son savoir de son génie Et on s’est mis à s’épauler Heureux à s’fêter comme des rois
Pis y a eu les référendums Tu le voulais tant not’ pays Les libéraux te l’ont volé Le fédéral nous a trompés Mais ça fait rien mon cher Ti-poil J’m’habille le cœur de not’drapeau Fier de savoir ce que l’on vaut La fleur de lys pour seule étoile
Tu avais de très bonnes idées L’équipe pour les réaliser Mais notre peuple partait de loin Les bons curés et leurs p’tits pains La confiance c’est long à construire Et tellement facile à détruire Il suffit d’un autre libéral Plus faux que l’bonhomme carnaval
La plus belle des révolutions Tu l’as réussi sans canons Juste à parler d’une nation De travailleurs sans concessions Dans les usines dans les bureaux On s’est senti un peu plus beau Tu nous as fait un vrai cadeau Qu’on peut léguer à nos enfants
Sur not drapeau la fleur de lys C’est un cadeau des rois français Un vieux symbole qui leur restait Avant que les anglais les câlissent En dehors d’ la pauvre Amérique Depuis c’temps-là on est colon Avec les anglais comme patron Merci encore mon bon René Pour leur avoir rivé le nez
Cette chanson n’en finit plus Comme le combat de cette nation On n’en parle plus sus l’coin des rues On rêve de promesses d’élection Et on brandit le gros squelette De la vieille et laide pauvreté On r’met not’av’nir à demain Sous la vieille peur d’être ruiné
Tu sais ti-poil y a beaucoup d’jeunes Qui n’ont jamais eu froid aux yeux Qui savent rêver sans avoir peur De prendre leur place le cœur heureux Ils se moquent des oiseaux d’malheur Qui lèchent le derrière des anglais Ils choisiront eux la bonne heure Pour se faire un pays un vrai
Il manque souvent juste un ti poil Pour changer les choses qu’on voulait Pour travailler la tête haute Pour parler français à Montréal Pour libérer les libéraux De ses menteurs de ses idiots Pour sortir un nouveau Québec De sa terre de froid et d’échecs
Paroles _ Denis Girard Musique _ René Béchard Interprète _ Julie Béchard
Quand je peux plus jouer avec personne Que j’ai plus d’ami au téléphone Que c’est plate à la télévision Que je m’ennuie tout seul à la maison Quand papa et maman sont partis Je vais retrouver mon meilleur ami
Refrain : Il s’appelle Chicouk et moi je le vois Il raconte des histoires à dormir debout On joue à des jeux et on fait les fous
Mon père a dit qu’il n’existe pas Que c’est moi qui invente tout ça Et ma mère veut le voir pour le croire Mais moi je ne raconte pas d’histoire Ils sont bien trop grands pour me comprendre Ils sont trop sérieux pour l’entendre
Refrain
Il m’a dit que l’auto de mon père C’est beaucoup plus sans en avoir l’air Que soudain au milieu de la nuit À minuit quand tous les chats sont gris Elle se transforme en vaisseau spatial Elle s’envole vers les étoiles
Refrain
Ce soir quand tout l’monde dormira Chicouk et moi on s’envolera Et quand viendra le petit matin Et quand viendra le petit matin Papa et maman ils verront bien Papa et maman ils verront bien
Paroles _ Denis Girard Musique _ René Béchard Interprète _ Julie Béchard
Je vis dans la chambre D’un petit garçon Il s’appelle Alexandre Il aime les bonbons Je suis son ami Et comme son ourson Je suis son jouet Son beau perroquet
Perroquet, Placotis Que sais-tu de la vie T’es devenu très savant À écouter les gens Répète, répète C’que tu connais des planètes
Je sais que la Grande Ourse N’est pas un animal Qu’elle peut faire la course Plus vite qu’un orignal Que sur la Voie lactée Ce n’est pas laid du tout Et qu’autour de Saturne On a fait des anneaux C’est pour rouler à vélo
Perroquet, Placotis Que sais-tu de la vie T’es devenu très savant À écouter les gens Répète, répète C’que t’as fait comme découvertes
Je sais que dans la mer Au plus profond des eaux Y a des bateaux pirates Et des requins marteaux Que la baleine à bosses Chante mieux que les oiseaux Que tous les chiens de mer N’ont ni niche ni collier Et ne savent pas japper
Perroquet, Placotis Que sais-tu de la vie T’es devenu très savant À écouter les gens Répète, répète Tous tes trucs et tes cachettes
Je sais que les fantômes Les sorcières les dragons Les lutins et les gnomes C’est pour les cornichons Que les affreux vampires Portent des fausses dents Que tous les animaux Ont appris à parler Dans les bandes dessinées
Perroquet, Placotis Viens plus près de mon lit Si j’te donne mon secret Tu l’répèteras jamais Jure-le moi, jure-le moi Ou je donne ta langue au chat
Je vis dans la chambre D’un petit garçon Il s’appelle Alexandre Il aime les bonbons Je suis son ami Et comme son ourson Je connais son secret Et je l’répèterai jamais
Mi ni my ni mots Pas besoin des mots Les mots sonnent faux Les mots pèsent trop Mi ni my ni mots Les mots sont trop sots Laisse parler ta peau Écoute le tempo Ta dou di dou do Y a rien de plus beau C’est toujours nouveau La clé des châteaux
Chanteuse
Mi ni my ni mots Personne pour parler Les portes sont fermées Bien fermées à clés Depuis des années A dit aie dit Oh Mon père envolé Ma mère trépassée La rue m’a aimée
Mini mini mots Des mots pour chanter La peur sous mes pieds Ma voix pour voler
Dit ma vie les mots En moi c’est la rage Pour briser la cage Tous les mots me jasent Mes mots déménagent Je ne suis plus sage Je fais un carnage C’est mon cri qui jazze
Ne t’en fais pas bonhomme, si t’as moins le goût De parler aux hommes aux chiens et aux loups Les amis ne sont pas toujours en saison d’amour Les amantes écoutent quand on leur fait la cour Les bêtes sont fidèles mais ne peuvent plus rien Contre ce mal étrange qui te cambre les reins
Ne t’en fais pas mon gars, si t’as moins la force De te lever chaque matin avec la faim De faire une journée dont on se souvient D’abattre du boulot vite en t’amusant De tout reconstruire pour le seul plaisir De sentir la vie vibrer et grandir
Ne crains rien toi le mec, si tu ne ris plus Des politiciens, des bouffons et des fous Qui font la manchette dans tous les médias De jolis scandales de sang et de sous De grandes vies gâchées sens dessus dessous La belle pirouette des cons et des minettes
Ne t’en fais pas mon vieux si comme l’automne Tu aimes les ciels de sombres grisailles Les crépuscules turquoise qui n’espèrent plus rien Les fêtes orgiaques de feuilles rouges jaunies Le froid qui frappe toute vie un matin
Ne t’en fais plus mon petit si le monde du travail Te semble rouler trop vite là-bas sur ses rails Si la solitude s’est pendue dans sa chambre Si la performance se vend le gros prix Si les mots disent moins les trésors des gens Je sais une rengaine, secrète et lointaine Qui parle du chagrin d’être rendu à bout Viens me la chanter au creux de mon cou
Tu as fait couler un peu de ton âme mon père De la tienne dans la mienne, une lignée ancienne Et si je marche droit c’est ton pas qui me guide Tu as fait couler un peu de ton âme Ma mère De la tienne dans la mienne de caresses en je t’aime Et quand par bonheur j’aime c’est par tes yeux ta voix Comme une signature inscrite au fond de moi Je deviens homme tu vois comme on suit un chemin Et si je fais les choses comme personne avant moi Cette neuve manière C’est l’empreinte de nos doigts Mes gènes ne gênent pas Ils sèment dans la terre là Et la nouvelle moisson sera bonne tu verras
Je parle souvent trop peu j’aime bien mieux écouter Je souris et j’attends je n’aime pas me presser Je l’ai tant fait jadis à l’heure bête du travail Où je voulais donner le savoir au bétail Qui beuglait d’impatience devant cette abondance De ces biens inutiles qui promettent le plaisir Ces jolies cartes magiques aux couleurs du désir Ils voulaient le premier elles voulaient le meilleur Comme s’ils pouvaient tirer ce fameux numéro Qui leur donne toutes les clés des plus grands rêves idiots Un passeport éternel vers la facilité Comme si faire des efforts était calamité
Il est devenu poète comme ça sans le vouloir Comme cet étrange matin où une belle contrebasse Se laissa trémousser sous le jeu de ses doigts Il n’a de la jeunesse que la fougue l’apparence Cette force tranquille qui défie le silence Cette folle conviction que l’on peut tout risquer Et toute cette tristesse devant la cruauté Les saccages journaliers de l’eau du feu du pain Tous ceux qui en ont trop et qui changent leurs mains Pour des griffes acérées des langues de venin Pour cet environnement abandonné aux chiens Financiers ignorants torves politiciens
Un jour tu, je et il se retrouvent en pensée Dans une cage de mots se promettent plus d’amour Pour hier
Je marche tout seul à chaque jour Je marche pour sortir de ma cour Je marche pour sauver ma raison Je marche pour mieux dormir la nuit Je marche pour faire taire ma colère Je marche pour oublier mes peines Je marche pour voir la lune blême
Comme un chameau perdu dans le désert Je marche pour oublier l’enfer De vivre sans une once d’amour Je marche pour fuir tous les vautours Les profiteurs chacun pour soi Je marche pour retrouver la voie Des rêves de paradis perdus Je marche parce que je n’en peux plus
Je bouffe des milles de pavé Sur mon vélo ou bien à pied Je me parle pour me rassurer Je crie, je pleure sans déranger Sur les trottoirs de liberté Je blâme tous ceux qui m’ont triché Les amoureuses par intérêt Les lèche-culs à bon marché Je cherche un beau ciel étoilé Pour enfin me recommencer
Si Dieu existe en vérité Pourquoi m’a-t-il persécuté J’aime mieux maudire le hasard Le con destin vil charognard La route est belle dans le silence La mort doit être douce je pense
De toutes les joies tous les plaisirs Mes enfants sont ma joie de vivre Voir babiller ma petite fille Les bras tendus vers son papou Je remercie la belle vie Pour mon vieux cœur cent fois meurtri Je me laisse tomber à genoux La douleur ne me rendra pas fou.
Je marche comme un petit soldat Je fuis toutes les guerres à grands pas Je marche pour la paix du cœur La seule la vraie c’est mon bonheur Sur ma route il y a l’amitié Pour rire de tous les constipés Excusez-la mes bons seigneurs On se reverra d’l’autre bord asteur.
Les bons amis que la mort a surpris Sont toujours avec nous Dans la douce lumière qui enveloppe nos gestes Dans la feuille rougie abandonnée au vent Les amis disparus habitent l’air du temps
On voudrait leur parler Quelque part sur un banc Surprendre leurs regards Dans une foule au hasard Retrouver les odeurs De ces tendres moments Qui nous comblaient le cœur Les fous rires d’antan
Tant les frères que les sœurs Les complices les parents Ceux qui nous devinaient Celles qui nous prévoyaient Les beaux adolescents Tous les amis de cœur Ne nous quittent jamais
Ils ont bien des moyens Pour nous tendre la main Il faut guetter leur pas L’invisible fracas Le vent qui s’attarde Les instants immobiles Où une grande paix Si fragile et si vraie
Les amis qui la vie Aimaient passionnément Toutes ces âmes meurtries Sous la bêtise du temps Vivent toujours en nous Gonflant nos souvenirs Inventant notre chance Un peu de notre ardeur À nommer la beauté À endiguer la peur
Les amis disparus Nous suivent dans la rue Comme des compagnons D’anciennes saisons Ils sont notre mémoire D’une très belle histoire Ils refusent la mort Sans nous
Paroles _ Denis Girard Musique _ René Béchard Arrangements _ René Béchard
Ma maison est de sable Et je ne sais comment Lutter contre les vagues Les pluies et les courants Je me cache dans la tour La plus haute qui soit Mais toujours les vents lourds Et les colères du temps Attaquent ma cachette Et me frappent violemment Je tremble dans ma tête Et ris comme un enfant
Je construis des châteaux Pour beaucoup de clients Je les fais les plus beaux De mémoire d’océan Ils me font des reproches Ils le voulaient plus grand Plus petit ou plus proche Du ciel et du beau temps Je ne sais trop que dire Je pleure au fond de moi Je les laisse médire Et soigne mon désarroi
Les rigueurs de l’hiver La neige et les grands froids Poudrerie et tempête Glace noire et verglas Fissurent mes pauvres murs Abattent mes cloisons Arrachent ma toiture Ébranle ma maison Je suis si épuisé Je ne sens plus mon corps Je vais me retaper Je me battrai à mort
Je trouverai un matin Le plan d’un beau bateau Qui voguera dans les airs Et volera sur l’eau La voilure sera fine Les mâts grands et puissants Je ferai ma cabine À l’épreuve des gens Et pour mes bons amis J’inventerai des châteaux Contre les jours trop gris Les pieuvres, les cachalots
À Vincent Jones, à Earl Lacroix et à tous leurs semblables.
Les assassins modernes n’ont plus de pistolet Ils traquent leurs victimes dans de jolis complets Ils ont de bonnes manières un sourire discret Convoite les tirelires et les porte-monnaie
Ils ont pignon sur rue dans de vastes bureaux Conseillers financiers et monteurs de bateaux Ils donnent des garanties de haute moralité Et montent des combines pour nous entourlouper
Et quand vient le grand jour de dire la vérité Ils vident leurs tiroirs très loin à l’étranger Dans des comptes très surs secrets numérotés Ils déclarent faillite et vous êtes ruinés
Les assassins modernes vont toujours en prison Pour une ou deux semaines pour la comparution Les meilleurs avocats invalident les lois Et les font évader dans l’hôtel de leur choix
Les victimes blessées s’en arrachent les yeux Ces gens leur ont tout pris leurs biens les plus précieux Ils n’ont plus de retraite de voyages de bon temps Ils se voient condamnés à des travaux forcés
La vie n’a plus pour eux la plus petite joie L’hiver s’est installé, la faim et les grands froids Ils ne voient plus la mort comme leur pire ennemie Ils guettent sa venue révoltés et ravies
Les assassins modernes n’ont plus de pistolets Ils vous tuent en volant votre porte-monnaie Vos rentes vos placements et vos économies Oyez frères humains la belle tragédie Des voleurs de grands chemins qui nous volent la vie (bis)
À Vincent Lacroix, à Earl Jones et à tous leurs semblables.
Les assassins modernes n’ont plus de pistolet
Ils traquent leurs victimes dans de jolis complets
Ils ont de bonnes manières un sourire discret
Convoite les tirelires et les porte-monnaie
Ils ont pignon sur rue dans de vastes bureaux
Conseillers financiers et monteurs de bateaux
Ils donnent des garanties de haute moralité
Et montent des combines pour nous entourlouper
Et quand vient le grand jour de dire la vérité
Ils vident leurs tiroirs très loin à l’étranger
Dans des comptes très surs secrets numérotés
Ils déclarent faillite et vous êtes ruinés
Les assassins modernes vont toujours en prison
Pour une ou deux semaines pour la comparution
Les meilleurs avocats invalident les lois
Et les font évader dans l’hôtel de leur choix
Les victimes blessées s’en arrachent les yeux
Ces gens leur ont tout pris leurs biens les plus précieux
Ils n’ont plus de retraite de voyages de bon temps
Ils se voient condamnés à des travaux forcés
La vie n’a plus pour eux la plus petite joie
L’hiver s’est installé, la faim et les grands froids
Ils ne voient plus la mort comme leur pire ennemie
Ils guettent sa venue révoltés et ravies
Les assassins modernes n’ont plus de pistolets
Ils vous tuent en volant votre porte-monnaie
Vos rentes vos placements et vos économies
Oyez frères humains la belle tragédie
Des voleurs de grands chemins qui nous volent la vie (bis)
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